Inutile de sortir un spray ou une housse épaisse. En open-space urbain, l'efficacité se mesure au silence. Ces trois gestes se font assis, sans vous lever, et s'effacent en quelques minutes quand le film s'estompe.
La plupart des fauteuils d'open-space urbain combinent un revêtement facile à nettoyer et une mousse ferme. Les prestataires utilisent des détergents à base de tensioactifs, parfois additionnés de silicones pour faire briller, ou des désinfectants hydroalcooliques qui laissent un film invisible. Sur un similicuir, ce film comble les micro-reliefs qui assuraient l'accroche; sur un tissu technique, il enrobe les fibres et réduit l'adhérence. L'air sec du chauffage urbain ou la climatisation accentue l'effet en déposant une fine poussière qui agit comme des billes. À cela s'ajoute la statique : un siège fraîchement essuyé se charge et repousse les textiles synthétiques. Le résultat est mécanique : votre poids glisse vers l'avant, les ischions perdent le contact arrière et les lombaires se vident. Vous poussez alors sur les pieds ou coincez les genoux sous le plateau pour ne pas partir. Les conseils de l'ANSES sur l'exposition aux produits d'entretien rappellent que ces films sont voulus pour l'hygiène, pas pour l'ergonomie, d'où l'intérêt d'adapter le fauteuil plutôt que de contester le nettoyage.
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